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La
situation légale (2004-2005)
REPONSE DU CONSEIL D'ETAT
à linterpellation Yvan Rytz sur l'affaire
du Pont de l'Aubonne, ni excuses, ni dédommagements, ni blâmes...
quel manque de tact !!!
Réponse du Conseil d'Etat à l'interpellation Philippe
Martinet concernant les effets de l'accord signé
par le Conseil d'Etat et les représentants des
médecins assistants et chefs de clinique (ASMAV) M. Philippe Martinet
:
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La plupart des gens qui étaient sur le pont ont été
jugé par défaut et condamnés à 15 jours de prison
avec sursis, deux ans de mise à l’épreuve et 420 Euros de
frais de justice. Martin S., Gesine W. et Olivier L., autre activiste du pont,
seront jugés en juin. Ils sont accusés d‘entrave à
la circulation mettant en danger la vie des conducteurs, accusation exagéré
si l’on tient compte des mesures de sécurité déployées
lors de cette action.
D’autre part, le policier qui a coupé la corde n’a toujours
pas été jugé. Une enquête a été ouverte
contre lui pour dommage corporel par négligence. Considérant que
cela ne correspond pas au comportement de la police lors de son intervention,
Martin et Gesine ont décidé de se constituer partie civile. Ils
ont porté plainte pour mise en péril de leurs vies, dommage corporel
et non assistance à personne en danger.
Les activistes accusent également l’agent qui a donné l’ordre
de couper la corde d’être responsable des faits dans la mesure ou
il n’a pas tenu compte des droits ni de la vie des activistes.
Bien que l’instruction du procès contre les activistes soit arrivée
à termes sans interruption, l´enquête contre le policier
n´a pas avancée. Le juge d´instruction semble partial, ses
investigations protègent la police :
- Au début de la phase d´instruction, il a fait des déclaration
à la presse, dans lesquelles il assurait qu´aucun ordre n´avait
été donné pendant l´intervention.
- Le juge a ignoré la demande de la partie civile, qui proposait des
témoins parmi les activistes, se contentant d´auditionner ceux
proposés par la police.
- Il a refusé d´accorder l´aide légale à
Martin, alors que c´est une procédure normale pour les victimes.
Il a modifié sa décision, après un appel en cour supérieure.
- Il a mis plus d´un mois pour demander la vidéo de l´action,
filmée par Indymedia, alors que cela lui avait été proposé
par courrier dès le lendemain de l´action.
- Il a refusé de reconnaître Gesine comme victime, alors qu´elle
a survécue uniquement grâce à l´intervention rapide
du groupe de soutien.
A l’époque des faits il y a eu une bonne couverture médiatique
en Suisse, Angleterre, Allemagne et à Barcelone. Gesine est allemande
et Martin anglais, les deux vivent à Barcelone ou
plusieurs actions de protestation eurent lieu au mois de juin. Le consulat de
France fut occupé 12 heures et le consulat Suisse 8 jours exigeant que
les responsabilités politiques soient établies et que la répression
ne reste pas impunie dans ce type de manifestation .
Depuis lors, a été initié une campagne internationale de
soutien et une collecte d’argent pour couvrir les frais médicaux
et de justice.
Bien entendu il y a eu d’autres cas de violence policière pendant
le sommet d’Evian ainsi que dans le contexte des autres sommets.
Suite à la violence il paraitrait qu’il y a l’impunité.
Nous aimerions que cette fois il n’en soit pas ainsi.
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